Médias

Témoignage de Kevin, un patient ayant bénéficié des thérapies tissulaires suite à de gravex brûlures

Entrevue (en anglais) avec Kevin Bolusi présentée au deuxième Forum stratégique pan-canadien de CellCAN à Toronto, le 14 mars 2019. Kevin a été électrocuté et a subi des brûlures du 3ième degré sur plus de 75% de sa surface corporelle. Il a reçu des greffes de peaux reconstruites fabriquées en laboratoire pour traiter ses brûlures. Une Une entrevue émouvante de Bill Brock, président du conseil d'administration de CellCAN.

Lien vers le site web de CellCAN avec l'interview de Kevin.

 

 

 

Le point sur une pratique médicale en pleine zone grise. Article de La Presse sur les cellules souches

Un article dans la Presse + du 16 mai 2019 donne des informations concernant «...les cliniques offrant des traitements à base de cellules souches, qui se multiplient au pays - dont plusieurs au Québec. Dans un avertissement publié hier en fin d'après-midi, le ministère fédéral affirme que ces thérapies sont « non autorisées », que leur sécurité et leur efficacité n'ont jamais été prouvées et qu'elles comportent des « risques qui mettent la vie en danger ou altèrent la qualité de vie, comme des infections graves ».

L'article continu en citant un expert dans le domaine: « Plusieurs experts en cellules souches avaient déjà commencé à sonner l'alarme concernant les traitements offerts dans les cliniques privées. C'est le cas de Craig Hasilo, qui est directeur scientifique de CellCAN - un réseau de chercheurs impliqués dans la médecine régénérative et la thérapie cellulaire situé à l'hôpital Maisonneuve-Rosemont.

« Le gros problème avec ces thérapies non prouvées est que la procédure n'a pas été revue par des experts de Santé Canada, avait-il dit à La Presse avant la publication de l'avertissement par Santé Canada. Cela soulève des questions sur ce qui se passe à chaque étape des thérapies et sur les risques à chacune de ces étapes. La sécurité des patients n'a pas été évaluée à chacune des étapes. »

Lire l'article au complet.

Les différentes thérapies sont réglementées sous différents règlements

(Extraits traduits de l’anglais de Cytotherapy, 2017; 19: 1400–1411)

Au Canada, les thérapies cellulaires autologues manipulées de façon minimale à usage homologue sont réglementées soit par la pratique de la médecine, soit comme médicaments ou comme instruments en vertu de la Loi sur les aliments et drogues, du Règlement sur les aliments et drogues ou du Règlement sur les instruments médicaux. Et dernièrement au Canada, la réglementation sur les cellules, les tissus et les organes se limite aux produits allogéniques manipulés de façon minimale à usage homologue. Ceci laisse un vide important dans l'interprétation des réglementations existantes.

L'administration de produits de santé aux patients, y compris les thérapies cellulaires autologues manipulées de façon minimale à usage homologue, est une activité contrôlée considérée comme une pratique de la médecine, qui est auto-réglementée par les médecins au Canada en vertu d'organes légiférés par la province, appelés «collèges».

Les produits de thérapie cellulaire dont la manipulation est plus que minimale, destinés à une utilisation non homologue ou impliquant des actions systémiques ou métaboliques sont généralement réglementés en vertu du Règlement sur les aliments et drogues, car ils répondent tous à la définition de «drogue» au sens de la Loi sur les aliments et drogues. En outre, de nombreuses thérapies cellulaires réglementées en tant que médicaments exigent la présentation d’une demande d’essai clinique avant toute utilisation expérimentale chez l’homme, ainsi que des preuves significatives de la sécurité et de l’efficacité cliniques avant l’autorisation de mise sur le marché. De plus, leur traitement doit être conforme aux exigences GMP.

Cependant, l'application et l'interprétation de ces multiples réglementations demeurent incertaines. Aucune politique n'a été explicitement écrite pour traiter les produits de cellules autologues, manipulés de façon minimale, destiné à un usage homologue et sans effet systémique au Canada.

Note : La majorité des thérapies cellulaires offertes sous forme d’essai clinique dans les centres hospitaliers et universitaires sont des thérapies utilisant des cellules souches qui répondent à la définition de «drogue» mentionnées dans le texte ci-dessus. Ces essais cliniques visent à prouver l’efficacité et l’innocuité de ces nouvelles thérapies en suivant des protocoles d’essai établis scientifiquement et des principes reconnus de l’éthique de la recherche. Ainsi, les patients participants à ces essais cliniques dans les centres hospitaliers et universitaires peuvent accéder de façon éclairée à ces thérapies novatrices dans un contexte bien supervisé.

 

 

Avertissement de Santé Canada

Santé Canada avise les Canadiens contre les risques possibles pour la santé associés aux thérapies cellulaires non autorisées, dont les thérapies à base de cellules souches

Date de début : 15 mai 2019
Type de communication : Mise à jour
Sous-catégorie : Médicaments
Source : Santé Canada
Problème : Renseignements importants en matière d'innocuité
Public : Grand public, Professionnels de la santé
Numéro d’identification : RA-69974

OTTAWA – Santé Canada informe les Canadiens que certaines cliniques et certains professionnels de la santé offrent des thérapies cellulaires non autorisées, comme celles à base de cellules souches, dont les allégations santé ne sont pas fondées, en laissant entendre que ces traitements sont sans danger. Ces pratiques peuvent présenter des risques pour les Canadiens. Les traitements non autorisés (c’est-à-dire que leur innocuité et leur efficacité n’ont pas été prouvées) peuvent comporter des risques qui mettent la vie en danger ou altèrent la qualité de vie, comme des infections graves. C’est pour ces raisons que Santé Canada publié une déclaration de principe qui précise le régime d’emploi autorisé de ces produits.

Lire l'avis sur le site de santé Canada

 

Piste prometteuse pour guérir la maladie d’Alzheimer

www.ledevoir.com 30 mai 2018

Les travaux d'un des chercheurs ThéCell et de son équipe dans les médias.

Extrait:

Une équipe de chercheurs de l’Université de Montréal a déterminé ce qui pourrait être la cause de la forme la plus courante de la maladie d’Alzheimer.

Il s’agit d’un gène dont l’activité est interrompue uniquement dans les neurones des personnes atteintes de cette forme de la pathologie. À l’heure actuelle, les chercheurs ont de très bonnes raisons de croire que la restauration de l’expression de ce gène dans les neurones des patients pourrait arrêter le développement de la maladie, voire la renverser. Cette découverte, qui est l’aboutissement de dix années de recherche, ouvre une piste thérapeutique très prometteuse qui fait l’objet d’une publication dans la revue Cell Reports.

En 2009, Gilbert Bernier, chercheur à l’hôpital Maisonneuve-Rosemont (HMR) et professeur à l’Université de Montréal, a été le premier à montrer que le gène BMI1 était exprimé dans les neurones du cerveau, et que son inactivation induisait le vieillissement accéléré et pathologique du cerveau et des yeux chez la souris.

L'article au complêt: suivez ce lien.

 

L'espoir d'une greffe de cellules du pancréas

 

Extrait de l'article publié dans Le Soleil  le 18 février 2017: ( Lien vers l'article.)

Greffe d'îlots : comment ça marche?

Les cellules productrices d'insuline, l'hormone qui contrôle le taux de sucre, représentent 1 % du volume du pancréas. 

Dans un laboratoire spécialisé du Centre universitaire de santé McGill (CUSM), à Montréal, une équipe isole ces amas de cellules, les «îlots», du pancréas d'un donneur. Elles sont ensuite injectées dans la veine porte du foie du receveur à l'aide d'un cathéter. 

Elles se greffent au foie, survivent et se mettent à produire de l'insuline. L'intervention dure de 30 à 45 minutes et se pratique sous anesthésie locale, tandis qu'une greffe de pancréas complet nécessite une chirurgie de quatre à cinq heures, avec une grande incision sur l'abdomen, un long séjour à l'hôpital et des risques de complications.

Le CUSM compte le seul laboratoire dans l'est du Canada qui produit des îlots pancréatiques. Les deux patients transplantés en 2015 et en 2016 ont pu se passer complètement d'insuline après une seule greffe. 

«Dans les grands centres américains [où la greffe se pratique], 50 % à 80 % des greffés n'ont plus besoin d'insuline après cinq ans», indique le Dr Steven Paraskevas, chirurgien de greffe et responsable du programme au CUSM. 

«Dans les prochaines années, on veut faire plus de greffes, dit-il. On veut que ça devienne une thérapie établie pour tous les gens du Québec qui sont candidats à ça.»

 

La peau que j’habite

L'article sur la recherche sur les maladies de la peau de Mélissa Guillemette dans Québec Science pp34-39, Avril-Mai 2017 présente entre autres une entrevue avec Véronique Moulin, membre chercheur de ThéCell. Une introduction est disponible sur le site web de Québec Science http://www.quebecscience.qc.ca/Sante/La-peau-que-jhabite

 

Urètre de remplacement

Quand un malade souffre d'un rétrécissement de l'urètre, ce canal qui sert à l'écoulement de l'urine, le chirurgien peut l'élargir grâce à une greffe de la peau. Selon la sévérité des cas, la chirurgie de remplacement nécessitera plus ou moins de tissu. Or, au CHU de Québec le Dr Stéphane Bolduc, membre chercheur de ThéCell, développe une approche qui pourrait permettre de fabriquer du tissu sur mesure et en grande quantité. Émission Decouverte Radio Canada.