Le programme de projets structurants du réseau ThéCell existe depuis 2009. Présentement le réseau finance 5 projets structurants  pour une...

2018

  • Dubuc J, Girard C, Richard H, De Lasalle J, Laverty S. (2018) "

Il est important de se rappeler qu’il faut remercier le réseau ThéCell spécifiquement dans toutes les publications dont les études ont bénéficié...

Titre et courte description AXE
Demande d'autorisation à Santé Canada pour l'utilisation de cellules stromales humaines du muscle pour le traitement de dernier recours des non-unions de fractures. I.
Guillaume Grenier, Nathalie Faucheux, Frédéric Balg, Lucie Germain, Bartha Knoppers
Sur environ 700 000 fractures/an au Canada, 5 à 10% ne guérissent pas. Des évidences expérimentales et cliniques indiquent que des cellules présentes dans le muscle squelettique contribuent à la guérison des fractures. Nous avons ainsi récemment identifié une population de cellules souches dans le muscle squelettique humain qui a la propriété de former de l'os dans des conditions expérimentales. Ce projet vise à exploiter la capacité de ces cellules à se différencier en cellules formant de l'os afin de les utiliser dans le cadre d'une thérapie cellulaire des fractures dont la guérison est plus complexe. Un traitement de dernier recours pour ces fractures aurait un impact économique mais surtout améliorerait la qualité de vie des patients aux prises avec cet important handicap.
 
Correction with the CRISPR system of the frataxin gene a Friedreich patient and a mouse model cells. I.
Jacques P. Tremblay, Alain Garnier, Bruno Gaillet, Christian Beauséjour, Rénald Gilbert
L'Ataxie de Friedreich est une maladie héréditaire récessive due à une augmentation du nombre de répétitions d u trinucléotide GAA dans l'intron 1 du gène de la frataxine. Cette mutation réduit la production de la frataxine et induit la mort des neurones et des cardiomyocytes entrainant des problèmes neurologiques et cardiaques.
Nous avons coupé l'intron 1 avant et après la répétition de GAA avec un système d'édition du génome appelé CRISPR. Nous avons utilisé 2 ARNg ciblant des séquences de 20 nucléotides et une nucléase Cas9 pour couper le gène. Le système CRISPR a été testé sur des fibroblastes d'un patient Friedreich et de la souris YG8R, un modèle de cette maladie. Nous avons pu enlever la longue séquence de trinucléotides. Il nous reste à déterminer si cette modification du gène rétablit une expression normale de la frataxine.
 
Caractérisation du phénotype et des marqueurs d'expression des cellules souches pour une réponse optimale en médecine cardiaque régénérative pour le traitement de la cardiomyopathie ischémique. II.
Nicolas Noiseux, Denis-Claude Roy, Shant Der Sarkissian, Samer Mansour, Jean-François Tanguay, Corinne Hoesli, Julie Fradette, Véronique Moulin, Sophie Lerouge
Bien que la transplantation des cellules souches démontre une efficacité pour le traitement des dommages causées au coeur suite à une crise cardiaque, l'efficience demeure marginale à cause de plusieurs facteurs notamment le type de cellules utilisé et la survie de celles-ci lorsque implantées dans un cour endommagé. Notre équipe a complété deux études cliniques où des patients ayant subi une crise cardiaque ont été traités avec leurs propres cellules souches. À partir d'échantillons conservés de ces cellules, nous proposons d'analyser le phénotype (sous-types de cellules) et les marqueurs géniques des cellules pour corréler les résultats avec l'efficacité thérapeutique mesurée chez chaque patient. Ceci permettra d'identifier les conditions favorisant le meilleur effet thérapeutique en vue de développer des méthodes de raffinement pour offrir une solution de traitement optimisée aux patients.
 
Modulation of the Stem Cell Secretome with Electrophysiological Preconditioning in Cardiac Cell Therapy for Chronic Heart Failure II.
Hung Ly, Julie Fradette, Dominique Shum-Tim, Philippe Comtois,
L'insuffisance cardiaque (IC) survient lorsque "la pompe du coeur" ne fonctionne plus adéquatement et demeure une importante cause de décès à l'échelle mondiale.
La thérapie cellulaire cardiaque (TCC) représente une avenue thérapeutique prometteuse. Les cellules souches issues du tissu gras (appelées ASCs) sont reconnues pour leur grand potentiel guérisseur. Une des limitations de la TCC est la mort rapide des ASCs une fois transplantées dans le coeur endommagé. La préparation des ASC avant la livraison (appelé préconditionnement) peut permettre d'accroître leur survie. Le préconditionnement est souvent faite par méthodes physico-chimiques.
Notre projet recherche investiguera une nouvelle approche au préconditionnement d'ASCs i.e. par stimulation électrophysiologique. Notamment, nous allons étudier si cette méthode augmentera (ou non) la capacité des ASCs de sécréter des facteurs pro-guérisseurs (appelés cytokines). Afin d'atteindre nos objectifs de recherche, nous utiliserons des études cellulaires (in vitro) et animales (in vivo).
 
Correction des courbures péniennes par génie tissulaire. III.
Stéphane Bolduc, François Berthod, Julie Fradette, Serge Carrier
Les courbures péniennes sont un problème majeur de santé publique puisqu'elles affectent près de 10% des hommes et ont un impact psychologique important. La chirurgie de ces conditions est un défi en raison de la disponibilité limitée de tissus appropriés pour le remplacement de la tunique albuginée (TA). La veine saphène dans la jambe a été l'option la plus populaire parmi les différents tissus autologues disponibles. Cette alternative est largement utilisée et associée à des résultats favorables. Par contre, les techniques de prélèvement ne sont pas sans conséquences. Notre projet vise la production par génie tissulaire, d'une TA endothélialisée autologue. L'absence de matériel exogène constitue un réel avantage à notre modèle, contrairement aux matériaux biodégradables qui pourraient théoriquement induire une réponse inflammatoire. Les propriétés autologues de ce modèle pourraient représenter un avantage comparativement aux autres greffons disponibles si les implantations à long terme confirment une moins grande contraction du greffon et un endothélium fonctionnel sur la surface interne, ce qui diminuerait aussi la fibrose et la dysfonction érectile ultérieure.
 
Faisabilité de traiter l'épidermolyse bulleuse par thérapie génique des cellules cutanées cultivées. III.
Manuel Caruso, Lucie Germain, François A. Auger, Louise Duranceau, Bartha Maria Knoppers
L'épidermolyse bulleuse (EB) est une maladie génétique qui se manifeste par un manque d'adhésion entre le derme et l'épiderme de la peau. Elle entraîne des décollements de l'épiderme qui peuvent mener à des complications sévères, comme des cancers (e.g. carcinome), et à des complications sévères. Présentement, les traitements offerts permettent au mieux d'améliorer la qualité de vie des patients atteints, mais il n'existe aucun traitement curatif. L'épidermolyse bulleuse est caractérisée par des mutations dans un gène codant pour le collagène VII, présent à la jonction dermo-épidermique. L'objectif du projet est d'élaborer le meilleur traitement afin de corriger le gène défectueux par thérapie génique. Des des substituts cutanés (e.g. peaux reconstruites) seront produits à partir de cellules de patients atteints d'épidermolyse bulleuse cultivées in vitro et corrigées par thérapie génique. La greffe de ces tissus reconstruits à partir des cellules corrigées vise à offrir un traitement permanent aux patients atteints d'épidermolyse bulleuse.
 
Immunosuppression induite par des cellules mésenchymateuses, lymphocytes CD3+CD4-CD8- , MDSC et T régulateurs (Treg). IV.
Jean-Pierre Routy, Sylvie Lesage, Martin Guimond, Denis-claude Roy, Borhane Annabi, Nicoletta Elioupoulos, Mohamed-Ali Jenabian
Les cancers, les greffes de moelle osseuse, l'infection au virus du SIDA (VIH) et les hépatites virales sont associés à un état inflammatoire qui paralyse les défenses immunitaire et limite la réponse aux traitements. Des découvertes récentes ont mis en évidence le rôle de certains globules blancs qui vont bloquer le bon fonctionnement du corps en présence de cet état inflammatoire. Les recherches proposées dans cette étude ont pour but de mieux identifier ces populations de globules blancs bloquant les réactions de défense et de mieux comprendre les stratégies qu'elles utilisent. Ces informations obtenues par les chercheurs vont pouvoir nous permettre de développer des traitements pour redonner force aux cellules immunitaires pour mieux combattre des maladies.
 
Microbiome et modulation de la réponse immune anti-tumorale et anti-VIH IV.
Réjean Lapointe, Nathalie Labreque, Jean-Pierre Routy, Jean Sébastien Delisle, Renée Bazin, Sonia Néron
L'être humain vie en symbiose avec les microbes qui nous sont généralement bénéfiques. En fait, il y a 10 fois plus de cellules de microbes en nous que de cellules de notre propre corps. Ces microbes influencent fortement notre système immunitaire. Quoique ces microbes soient en grande majorité dans notre système digestif, ils peuvent aussi atteindre d'autres endroits de notre corps et même se retrouver dans des cancers. Par ce projet, nous souhaitons définir quels microbes en particulier vont aider ou nuire au système immunitaire chez des patients atteints de cancers, infectés par le virus du SIDA (VIH) ou suite à certaines greffes. Dans le futur, suite aux résultats de ce projet, nous pourrons transférer les bons microbes qui pourront aider le système immunitaire des patients à luter contres ces maladies.
 

 

 

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