Ce comité consultatif est composé d'un expert scientifique pour chaque axe du réseau, d'un expert en éthique et du directeur du réseau ou de son co-directeur. Les membres du comité consultatif sont nommés par le directeur du Réseau après consultation avec le comité de direction.
Ce comité a pour fonction de donner son avis sur les stratégies principales et les orientations générales du réseau, informer des concours internationaux touchant les thérapies cellulaire et tissulaire, assurer la veille technologique dans le domaine des thérapies cellulaire et tissulaire, augmenter le rayonnement international du réseau et présenter des propositions au comité de direction.

 

Les membres du comité scientifique aviseur international

 

Mauro Alini, PhD

 

En 1983, le Dr Alini a gradué du programme de Chimie à l’Université de Lausanne en Suisse. Depuis ce temps, il concentre ses recherches sur le tissu conjonctif. Il a d’abord effectué ses travaux de doctorat sur ce sujet à Locarno, en Suisse, dans un laboratoire de pathologie cellulaire. Ceux-ci portaient sur l’isolement et la caractérisation des protéoglycanes extraits à partir de carcinomes mammaires et de tissus mammaires normaux. En septembre 1988, il se joint au laboratoire des maladies articulaires sous la supervision du Dr A.R. Poole, basé à l’Hôpital Shriners de Montréal. Ses recherches visaient la caractérisation des changements dans les protéines de la matrice extracellulaire (protéoglycanes et collagènes) au niveau de la plaque de croissance avant et pendant la calcification du cartilage lors de l’ossification endochondrale. C’est ensuite en janvier 1995 que le Dr Alini devient professeur adjoint à l’Université McGill dans le département de chirurgie orthopédique (directeur : Prof. M. Aebi) et directeur de l’unité de biochimie du Centre de recherche en orthopédie, où il a travaillé au développement de nouvelles approches biologiques pour le traitement des disques intervertébraux endommagés. Depuis juillet 2000, il est en charge du programme de régénération musculo-squelettique de l’Institut de recherche sur l’ostéoarthrite à Davos, en Suisse. Son programme de recherche est centré sur l’ingénierie tissulaire des cartilages, des disques intervertébraux et des os.  Il est maintenant co-directeur de cet institut depuis septembre 2009. Mauro Alini sur Google Scholar.

 

Denis Barritault, PhD

 

Dr Barritault est diplômé en physique. Il possède un doctorat en biochimie de l’Université de Paris. Suite à ses post-doctorats à l’Institut Pasteur en immunologie moléculaire et à l’Université de New-York où il a été boursier Fogarty du NIH, le Dr Barritault a joint l’INSERM à Paris en tant que biologiste du développement. En 1979, il a été le premier scientifique à décrire et breveter la découverte du facteur de croissance fibroblastique (FGF) extrait de la rétine, puis en 1982 comme agent impliqué dans la guérison de la peau et de la cornée. Il devient ensuite professeur à l’Université de Paris Est en 1985, puis il fonde et dirige le laboratoire de régénération cellulaire et tissulaire du CNRS jusqu’en 2003. Il décrit le facteur de croissance HARP ou Pléiotrophine et met en évidence un rôle central des héparanes sulfate dans la régulation de l’homéostasie tissulaire.  Il développe alors une technologie basée sur des mimétiques des Héparanes sulfates désignés comme Agents de Régénération Tissulaire (ou RGTA) et montre leur capacité à restaurer le microenvironnement cellulaire en se substituants aux héparanes sulfates endogènes détruits lors de lésion tissulaire et en protégeant les facteurs de croissance. Denis Barritault a quitté l’université en 2003 pour transposer cette recherche en clinique et produits thérapeutiques. Lauréat du premier concours National de Création d’entreprise, il créé puis dirige la société OTR3 en 2000.  Aujourd’hui, OTR3 a deux produits sur le marché, l’un pour le traitement des plaies cutanées, l’autre pour celui des ulcères de cornée ainsi que plusieurs autres produits à des phase cliniques et précliniques avancées pour le traitement des mucites, des maladies inflammatoires du tractus digestif ainsi que dans le traitement des pathologies du système locomoteur (lésions tendineuses, musculaires et osseuses) et d’autres produits à des stades moins avancés (traitement des ischémies cardiaques, AVC). Une centaine de publications décrivent ces modèles et un nombre croissant illustre des cas cliniques. 

Cette technologie désignée comme une thérapie matricielle à base des RGTA constitue à elle seule  une branche de la médecine régénérative avec plusieurs dizaines de milliers  de patients qui ont déjà bénéficié des deux premiers produits sur le marché.

Les RGTA peuvent se combiner avec les thérapie cellulaires car en restaurant l’architecture matricielle, ils favorisent la formation de niches permettant une meilleur implantation et expansion des cellules administrées. Ces effets de potentialisation offrent des perspectives de développements importants en cours d’exploration.

 Dr Barritault est aujourd’hui président d’OTR3, professeur émérite et auteur de plus de 200 publications scientifiques et de 31 brevets.

 

Jacques Galipeau, MD FRCP(C)

 

Le Dr Galipeau est professeur dans le département d’hématologie et d’oncologie pédiatrique à l’université américaine  Emory School of Medicine. De plus, il est co-directeur de l’initiative du Winship Cancer Institute pour l’immunothérapie contre les tumeurs et il a reçu une bourse de distinction de la Georgia Cancer Coalition. Le Dr Galipeau a terminé ses études de médecine à l’Université de Montréal en 1988 avant de compléter une spécialisation en médecine interne à l’Hôpital Juif de Montréal. Il a ensuite poursuivi ses études de médecine au New England Medical Center à Boston pendant trois ans afin de se spécialiser en hémato-oncologie. Il a ensuite effectué deux années de recherche scientifique en thérapie génique au St-Jude Children’s research hospital à Memphis au Tennessee. Débutant en 1997, les 12 années de carrière du Dr Galipeau à l’Université McGill lui ont permis d’initier et de développer un programme de recherche en immunothérapie et en thérapie cellulaire pour traiter des maladies graves telles que les cancers, les maladies cardiovasculaires et auto-immunes. Le Dr Galipeau se joint à l’Université Emory en octobre 2009 où il fonde le Emory Personalized Immunotherapy Center (EPIC) ayant pour mission de développer des thérapies cellulaires innovantes pour les troubles immunitaires.

 

Emmanuelle Rial-Sebbag, Ph.D.

 

La Dre Rial-Sebbag est diplômée en droit de la santé de la faculté de Bordeaux et elle a obtenu son doctorat de l’Université Paul Sabatier de Toulouse dans la même discipline. Depuis 2000, elle est chercheure en bioéthique et en droit de la santé à l’unité 1027 de l’INSERM à Toulouse (Épidémiologie et analyse de la santé publique : les risques, les maladies chroniques et les handicaps). Elle est responsable de l’équipe pluridisciplinaire « Trajectoires d’innovations en santé : enjeux bioéthiques et impact en santé publique ». Elle est également professeure associée en droit de la biologie et en bioéthique à l’Université de médecine de Toulouse (Purpan). Dre Rial-Sebbag est impliquée dans plusieurs projets de recherche au niveau national, européen et international au niveau des biobanques, des thérapies innovantes, de la recherche biomédicale sur les humains et des tests génétiques disponibles pour les consommateurs. Elle est responsable de plusieurs cours et conférences portant sur l’aspect éthique et légal de la recherche biomédicale et les droits des patients en regard des banques de matériel biologique. Actuellement, elle travaille au développement de la gouvernance de la recherche en biotechnologie pour déterminer le rôle joué par les approches normatives au niveau national et européen.

 

Duncan Stewart, MD, FRCPC

 

 Chercheur Canadien pionnier dans le domaine cardiovasculaire, Dr. Duncan Stewart est reconnu pour ses nombreuses découvertes importantes au niveau de la biologie des vaisseaux sanguins ainsi que pour son dévouement à la translation de ces découvertes vers le bénéfice des patients et de la société. Après avoir débuté sa carrière académique en cardiologie à l’Université McGill à Montréal, il est accueilli au St. Michael’s Hospital de Toronto en tant que chef de l’unité de cardiologie, puis comme directeur de la division de cardiologie.  Il devient ensuite le directeur exécutif du département de médecine moléculaire du McLaughlin Center, à l’Université de Toronto.  En 2007, il est recruté pour diriger l’Institut de recherche de l’Hôpital d’Ottawa (OHRI).

Dr Stewart a réalisé un grand nombre de découvertes majeures qui ont permis d’élucider l’importance des facteurs endothéliaux tant en conditions normales que pathologiques. Il a notamment découvert le rôle de l’oxyde nitrique dans l’angiogenèse et celui de l’endothéline 1 dans l’hypertension pulmonaire. C’est un chef de file dans le développement de la thérapie cellulaire et génétique pour le traitement des maladies cardiovasculaires. Effectivement, il a mené le premier essai clinique canadien pour tester, par thérapie génique, l’effet angiogénique du VEGF dans la stimulation de la guérison du muscle cardiaque pour les patients qui ont souffert d’une crise cardiaque.

Le Dr. Stewart est l’initiateur du premier essai clinique mondial sur la thérapie génique améliorée pour l’hypertension pulmonaire, utilisant les cellules endothéliales progénitrices modifiées qui surexpriment l’enzyme oxyde nitrique synthase. De plus, il a lancé la première étude clinique en thérapie cellulaire  qui met de l’avant les cellules souches pour la guérison des dommages causés par les crises cardiaques.  Dr. Stewart est à la tête d’un mouvement canadien pour la mise en place du premier essai clinique mondial sur l’implantation des cellules souches mésenchymateuses pour traiter les lésions pulmonaires aigues ainsi que les syndromes de détresse respiratoire aigues. Il est aussi impliqué dans une étude qui tente de déterminer si les cellules souches mésenchymateuses peuvent améliorer le rétablissement des patients atteints de choc septique.

Le Dr. Duncan Stewart a publié plus de 200 articles révisés par les pairs et a reçu plusieurs distinctions et prix incluant le Dexter Man Chair of Cardiology and Research Achievement Award de l’Université de Toronto et le Research Achievement Award de la Société Canadienne de cardiologie. Tout au long de sa carrière, le Dr. Stewart a fait preuve de leadership en mettant en relation divers groupes de cliniciens et de scientifiques pour mener le Canada vers la scène mondiale en matière de recherche cardiovasculaire translationnelle et la médecine régénératrice.

En plus de servir en tant que CEO et directeur scientifique de l’Institut de recherche de l’hôpital d’Ottawa, Dr. Stewart est un scientifique sénior du programme de médecine régénératrice de l’OHRI et détient la chaire Evelyne and Rowell Laishley. Il est aussi vice-président de la recherche et professeur de l’Hôpital d’Ottawa dans le département de médecine de l’Université d’Ottawa.